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Lara bstrai histoire 1 (ecrit le 01/04/08)
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Apparté
Je vais proposer des histoires écrites en langage déstructuré et abstrait, s'inscrivant à la fois dans l'esprit du site et dans ma reconstruction poétique de la langue.
Manon... c'est le contraire qu'elle a dit, Mah oui, Manon. Manon, pas Marie, pas la sainte vierge, mah non ! Elle l'était pourtant, mais elle en eût voulu un, à l'inverse, de mari, Manon. Ce n'est pas la sainte vierge, c'est l'absinthe verge, son paradis... Mah non ! Rêvé, mais oui, et vide amant... Verges turent, mais ne se turent, jamais, au lit, où tout s'allie. Elle devait le savoir, pour vouloir ça voir, là, Manon... Etendue attendant, l'attendu s'étendant, c'est à pieds qu'elle monterait la pente vers ses rêves aux cieux. De ce sommet de nuées, on pouvait déjà ouir la mouette rieuse, mais encore ne la voir. C'est sur une langue curieuse qu'elle marchait goulument aux pieds de cette cime. Des jambes qui frisonnent, la pente est-elle trop raide ? La montée encore longue mais ce n'est la fatigue, c'est un sortilège qui frétille les jambes à mesure qu'il les remplace, faisant monter le buste là où elles ne l'eurent jamais fait monter. Mais pour Manon, déjà au trot, c'était beaucoup... trop... Elle voulut prendre ses jambes à son cou, mais il fallu qu'on l'aide. La rire laissa donc place au sous rire. Sourire aux lèvres qu'on a à deux, les yeux dans les yeux, aux amours les plus fous... mais que comme ici, on partage parfois dans cette posture où les yeux peuvent à peine se croiser... sourire aux lèvres, mal partagé, à chacun son sourire, mais à la même les quatres lèvres (ou six, me direz-vous). Toujours la langue qui fait fuire les maux, qui sans ses sons appelle frissons, un petit tour et puis s'envole, Manon, en levant les yeux aux cieux. Et sous cieux ils n'étaient plus, la pente raide, elle l'avait montée ; elle n'était pas le seule, à avoir grimpé la pente, ni à l'avoir montée. Marie, de la grotte de la nativité vers les cieux ; Manon, non, au contraire, des cieux à la grotte de la nativité. Elle n'était pas contemplant les vagues de la mer onduler où on l'avait montée ; les vagues l'étaient, Manon. L'été, brûlant, jusque dans les profondeurs de la taire, Manon. Gelée, blanche, sur la mer, Manon, dure, ci-delà. Revenue du paradis sans avoir paradé, c'est déjà plus mâle que mal, se dit Manon. Jouis plus que joie, mais le con tente, moi aussi, maintenant, se dit Manon.Ce n'était pas une triste mine qu'on lui avait creusée.
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